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Justine Létourneau reçoit un prix dans le cadre de la réunion annuelle du CIRSA

Justine Létourneau, Maîtrise, U. Laval

Supervision: Louis Bernatchez et Dany Garant

Justine Létourneau reçoit l'une des 3 bourses de 250$ offertes par la Fondation de la Faune du Québec et remises aux trois meilleures présentations effectuées dans le cadre de la réunion annuelle du CIRSA.

 

Voici le résumé de sa présentation:

 

Prédire l’impact des ensemencements à l’aide d’outils génomiques : Le cas de l’Omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) au Québec

Létourneau Justine 1, Bernatchez Louis1, Garant Dany2, Ferchaud Anne-Laure 1, Le Luyer Jérémy 1

1Institut de Biologie Intégrative et des Systèmes, Université Laval, Rue de la Médecine, Québec, G1V 0A6, Canada

2 Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université de Sherbrooke, Boul. de l’Université, Sherbrooke, J1K 2R1, Canada

 

L’omble de fontaine est l’espèce la plus pêchée de façon récréative au Québec. Afin de supporter cette activité économique, des programmes intensifs d’ensemencement ont été mis en place et visent à maintenir la productivité des stocks. Cependant, de plus en plus d’études démontrent les effets négatifs des ensemencements sur la génétique des populations sauvages. Il est donc primordial de mieux comprendre la dynamique d’hybridation introgressive entre les populations sauvages et domestiques et ce à l’aide de plusieurs milliers de marqueurs génétiques. L’état génétique des populations suite à l’arrêt des ensemencements et les facteurs modulant les niveaux d’hybridation introgressive doivent également être mieux définis.  Pour ces raisons, cette étude vise à tester et proposer un modèle capable d’expliquer et de prédire la variation observée dans les niveaux d’hybridation introgressive dans les populations sauvages d’omble de fontaine en utilisant des variables d’intensité d’ensemencement et des paramètres environnementaux. Ainsi, nous avons récolté des échantillons d’ADN (n = 862, moyenne = 30 poissons par lac) provenant de 29 lacs ayant subis différentes intensités d’ensemencement en plus de recueillir des données environnementales. En moyenne, 4 750 SNPs ont été obtenus pour chacun des lacs à l’aide du Génotypage-Par-Séquençage et ont été utilisé afin de déterminer l’appartenance moyenne à la population domestique. Un processus exhaustif de sélection de modèles a ensuite été réalisé pour obtenir un meilleur modèle permettant d’expliquer 56% de la variance observée entre les valeurs d’appartenance moyenne à la population domestique. Les prédictions basées sur notre meilleur modèle ont révélé que chaque population échantillonnée pouvait, potentiellement, retourner à un état génétique d’origine après l’arrêt des ensemencements. En somme, notre étude suggère que les impacts des ensemencements pourraient être réversibles avec le temps et propose un modèle aux gestionnaires de la faune permettant de prédire les niveaux d’hybridation entre populations sauvages et domestiques.